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15 mars 2013 - Pour offrir davantage de fluidité dans la circulation des trains, la modernisation du RER D s’accompagne d’un redécoupage du BAL (Block Automatique Lumineux). Qu’est-ce que le BAL ? Qu’est-ce qu’un canton ? Quel est son fonctionnement ? Comment se déroule le redécoupage ? Le site modernisation-rerd.fr fait le point sur ce système au travers de l’interview de Bruno Laurent, maître d’ouvrage délégué sur le projet de modernisation du RER D.
 

Fonctionnement du BAL, des cantons


Le BAL (Block Automatique Lumineux) est un système de signalisation ferroviaire constitué de signaux lumineux. L’espace entre deux signaux successifs de la ligne ferroviaire est appelé un « canton ».

Le « cantonnement » permet d’assurer l’espacement physique entre les trains circulant sur une même voie. Le but est de garantir un espacement suffisant entre eux pour leur permettre de s’arrêter sans risque de rattrapage du premier train par le train suiveur.

Il existe 3 états de signalisation :
  • Vert (voie libre) : les deux cantons à venir sont vides. Le train peut donc circuler sans ralentir de crainte de rattraper le train qui le précède. C’est l’état normal d’exploitation de la ligne.
  • Orange/jaune (avertissement) : le canton sur lequel il arrive est vide mais le suivant est occupé par un train. Le conducteur doit donc réguler sa vitesse afin d’être en mesure de s’arrêter devant le signal suivant si celui-ci est « fermé » (rouge).
  • Rouge (sémaphore) : le conducteur doit s’arrêter.

Dès qu’un train pénètre dans un canton, sa présence est détectée électriquement via les rails. Ces informations sont immédiatement transmises en cascade sur les signaux précédents : le dernier signal franchi passe au rouge et le précédent à l’orange.

Lorsque le mécanicien d’un train suiveur aperçoit un signal à l’orange, il doit décélérer afin d’être en mesure d’arrêter son train devant le signal suivant, au rouge. A noter qu’en cas de défaillance humaine du mécanicien le système de contrôle automatique des vitesses par balise (voir notre article sur les KVBP pour en savoir plus) impose un freinage d’urgence.

Tant que le train précédent n’est pas sorti de son canton, le train suiveur devra impérativement attendre devant le signal fermé (au rouge).

Ce principe de cantonnement garantie la sécurité des circulations.

La longueur d’un canton varie suivant sa situation géographique et son utilisation :
  • Quelques centaines de mètres en zone urbaine, là où le besoin est de faire circuler de nombreux trains (et donc de réduire l’espacement physique entre des trains qui se suivent), également soumis à de fréquents arrêts (espacements réduits entre gares).
  • Plusieurs kilomètres là où les distances entre gares sont plus importantes et les trains moins nombreux.
Le cantonnement est donc lié à l’exploitation de la ligne et de son type de desserte.



Le redécoupage du BAL de la ligne D du RER


L’un des enjeux des travaux de modernisation de la ligne D du RER est de permettre une meilleure circulation des trains sur le réseau et d’offrir une desserte renforcée (plus d’arrêts). C’est dans cette perspective qu’il est procédé en un redécoupage ciblé du BAL, c’est-à-dire la création de cantons plus courts permettant d’accueillir potentiellement davantage de trains sur une même longueur de voie. Ce découpage plus fin permettra une meilleure exploitation de la ligne : réduction des distances entre les trains sans réduction du niveau de sécurité, diminution du risque de rencontrer des signaux « orange » si le train précédant n’a qu’un faible retard,…

L’avantage des cantons plus courts sera notamment appréciable en zone de gare : ils permettront de mieux « absorber » les éventuels sur-stationnements en gare tout en permettant de rapprocher au plus prêts les trains suiveurs (et donc de réduire les temps d’attente en pleine voie). En contrepartie, la vitesse des trains devra être localement être réduite (afin de prendre en compte la capacité de freinage des trains).

A la fin des travaux, ce sont ainsi 12 trains par heure qui circuleront du Nord au Sud de la ligne D (au lieu de 8 seulement aujourd’hui au-delà de Paris Nord) et avec un niveau de régularité amélioré. Ce redécoupage est réalisé conjointement avec la mise en place du KVBP et concoure à ce même objectif d’amélioration de la régularité.

 

Etat du trafic aujourd'hui 

TRAFIC NORMAL
PAS DE TRAVAUX

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Les acteurs du projet 

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Le projet 

Janvier à novembre : Adaptation de la signalisation ferroviaire au Nord (de Pierrefitte-Stains à Villiers-Le-Bel) - adaptation de la signalisation ferroviaire (mise en service du système de contrôle de la vitesse des trains « KVBP » et modification et optimisation du système de gestion de l’espacement des trains « BAL »)

Août à novembre : Goussainville - essais et mise en service

Août à novembre : Corbeil-Essonnes - essais et mise en service

Septembre : Goussainville - démolition de fondations existantes